Tous les articles par Benjamin Wayens

La géographie humaine dans les BA de géographie: la spécificité belge

Comment la géographie humaine est elle enseignée dans les trois premières années des cursus universitaires de géographie ? Voilà l’objet d’une analyse de Jean-Marie Halleux et Christophe Breuer basée sur une comparaison des programmes de bachelier en géographie au sein de six pays, dont la Belgique. Lire la suite La géographie humaine dans les BA de géographie: la spécificité belge

La Belgique : nouveaux regards sur un pays en forte mutation

En suivi du Festival international de la Géographie de Saint-Dié-des-Vosges (FIG) d’octobre 2016 qui avait la Belgique comme pays invité et, parallèlement, de la conférence EUGEO2017 des sociétés de géographie européennes se tenant à Bruxelles en septembre 2017, la revue Belgeo de consacre son numéro 2017/4 à la Belgique.

Ce numéro de Belgeo a d’autant plus d’intérêt que les écrits géographiques récents sur le pays sont rares. Or la Belgique a beaucoup changé à la faveur de différentes réformes institutionnelles et des mutations économiques et sociales qui ont frappé la plupart des pays européens. Son image à l’international est très floue et souvent confuse, d’autant plus que les médias ne retiennent souvent que des faits très partiels, voire même partiaux.

Ce numéro rassemble des regards originaux et pertinents sur le pays et sur sa capitale en privilégiant trois grandes thématiques : les mutations économiques, les changements induits par les déplacements des populations et Bruxelles comme pôle culturel et touristique.


Bernadette Mérenne-Schoumaker, « Editorial », Belgeo [En ligne], 4 | 2017, mis en ligne le 09 avril 2018, consulté le 12 mai 2018. URL : http://journals.openedition.org/belgeo/20878

Pas de terra incognita pour la vaccination. Participez au Mapathon national 2018 !

Vous souhaitez soutenir concrètement l’aide humanitaire ? Alors ce qui suit est pour vous !

Après le grand succès de l’événement l’année dernière, un nouveau Mapathon Missing Maps national se déroulera le samedi 24 mars 2018. En effet, l’an passé, nous étions plus de 350 pour cet événement, soit presque le double de la première édition (avec 200 participants) ! Nous sommes les seuls au monde à organiser un Mapathon à l’échelle nationale. Cet événement est organisé par le Comité national de géographie en collaboration avec OpenStreetMap Belgium.

Huit universités à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie ouvrent leurs portes pour une journée entière de cartographie collaborative. A Bruxelles et en Wallonie, il s’inscrit dans le cadre du Printemps des Sciences. Tout le monde est le bienvenu pour aider Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge à cartographier des régions en crise.

En effet, afin de faire face rapidement aux situations de crise et de fournir une aide efficace, les agences humanitaires ont besoin de cartes. C’est pourquoi Médecins Sans Frontières et la Croix- Rouge ont réuni leurs forces dès 2014 pour lancer le projet Missing Maps en collaboration avec la Fondation OpenStreetMap. Partout dans le monde, le projet recrute des volontaires, de plus en plus nombreux, pour cartographier des régions où les populations sont touchées par des risques naturels, des épidémies ou des conflits.

Cette année l’évènement portera sur le Nord-Ouest du Nigéria. Cette région fait face à des épidémies de Méningite C. Chaque année depuis 2008, dans sept des états du Nigéria, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes sont atteints. MSF soutient les autorités locales pour lutter contre l’épidémie en approvisionnant les structures de santé et en visitant les centres de santé. Lors de ces déplacements, MSF en profite pour détecter de nouveaux cas et former les populations à la reconnaissance des premiers symptômes de méningite C. Il est important d’agir jusque dans les zones les plus reculées. Or, MSF manque de cartes pour repérer les cases abritant les populations et s’y rendre en 4×4. C’est ainsi qu’une cartographie détaillée de ces territoires aiderait grandement à lutte contre l’épidémie de Méningite C dans le Nord-Ouest du Nigéria.

Dans le cadre de cet évènement, nous mettons à la disposition de chaque participant un ordinateur et une connexion Internet: c’est tout ce qu’il vous faut pour créer votre carte!


Informations pratiques

Qui ? Tous ceux qui veulent, même sans connaissance de cartographie ou de SIG (famille et amis compris).  Il y aura une petite formation et c’est facile.

Quand ? Le samedi 24 mars de 10 à 16h.

Où ? Dans l’université participante près de chez vous à Bruxelles, Gand, Louvain, Louvain-la-Neuve, Liège, Namur ou Mons. Sandwichs et boissons gratuites.

Comment ?  Merci de vous inscrire sur nationalmapathon2018.eventbrite.com

 

Une géographie sociale de l’enseignement

Le numéro 2017/2-3 de la revue Belgeo est consacré aux relations entre l’enseignement et les territoires. L’enseignement est considéré ici dans une acception large (fondamental, secondaire, supérieur, universitaire). Même si les considérations didactiques ne sont pas totalement absentes, sous la forme de quatre articles traitant de la géographie à l’école, la majorité des textes publiés traitent de la géographie de l’école, par l’étude des spatialités des systèmes éducatifs.

La question du lien entre ségrégation résidentielle et ségrégation scolaire est au cœur des investigations de 13 articles de ce numéro, avec des approches méthodologiques variées (analyses quantitatives, études de cas, approches sociologiques voire ethnographiques … mais aussi des témoignages aux touches parfois très personnelles) menées à des échelles diversifiées (du quartier au cadre national) et sur terrains hétéroclites en Europe et aux États-Unis. Cette diversité permet, dans le cadre d’une lecture transversale des contributions, de progressivement dégager une contextualisation des résultats qui permet de consolider les enseignements que l’on peut en tirer.

Ce numéro de Belgeo ciblait clairement plus une géographie de l’école (par l’étude des spatialités des systèmes éducatifs) que la géographie à l’école (par le biais de l’analyse de pratiques didactiques). Pourtant, les 4 articles présentant des investigations et démarches didactiques soulèvent aussi des questions qui dépassent largement le champ des savoirs scolaires et de la pédagogie, et qui ont dès lors une résonance plus institutionnelle.

Finalement, chaque article de ce numéro de Belgeo apporte son lot d’observations et d’analyses utiles pour mieux comprendre les liens entre enseignement et territoire. Mais la juxtaposition et la confrontation des contributions fait aussi que l’on en apprend plus dans ce numéro thématique sur le rapport à l’espace des systèmes scolaires que la somme des apports des articles pris individuellement. Par ailleurs, tous ces articles ou presque ont un point commun : une approche militante, engagée ou à tout le moins critique.

 


Benjamin Wayens, Pierre Marissal et Bernard Delvaux, « Editorial : Une géographie sociale de l’enseignement », Belgeo [En ligne], 2-3 | 2017, mis en ligne le 21 novembre 2017, consulté le 04 février 2018. URL : http://journals.openedition.org/belgeo/20378

D’IKEA au centre ville, un transect du commerce bruxellois

Comme chaque année, Benjamin Wayens vous propose de découvrir sur le terrain les logiques de localisation et de fonctionnement du commerce bruxellois lors d’une journée d’excursion à pied et en transport en public.

Où et quand ? Samedi 21 avril 2018, de 9h30 à 17h. Départ Métro CERIA, devant le Brico Plan-It d’Anderlecht. Se munir d’un titre de transport STIB.


Pour toutes les excursions, inscription via srbg@ulb.ac.be

Les excursions sont réservées aux membres en ordre de cotisation. Sauf indication contraire, la participation est gratuite pour les membres de la SRBG et leur famille. Mais il n’est jamais trop tard pour se faire membre

Un cadeau (plus) original pour les fêtes ?

Les fêtes de fin d’année approchent… Vous souhaitez offrir un cadeau original ?

Laissez-vous inspirer par notre collection de guides « Hommes et Paysages ». Ils décrivent de nombreuses idées d’itinéraires pour découvrir notre patrimoine différemment.

Sans sacrifier la rigueur scientifique, les guides Hommes et Paysages se veulent accessibles à un large public et à tous ceux qui souhaitent rencontrer notre patrimoine hors des sentiers battus… Une invitation à voyager au cœur de notre histoire et de nos paysages. Une petite attention qui fera le bonheur des amateurs de culture et de nature.

N’hésitez donc pas à consulter notre collection et à passez votre commande via notre webshop avant le 15 décembre 2016.

Si vous êtes membres de la société, ne manquez pas de nous le rappeler afin de bénéficier de votre réduction de 40%. Utilisez pour ce faire le champ « remarque » du formulaire de commande.

Les villes qui commandent l’économie mondiale. Évolutions 1978-2014

Si certaines réorganisations des systèmes métropolitains nationaux peuvent être observées, comme aux États-Unis en défaveur de la Megalopolis, globalement la décision économique mondiale reste très concentrée dans les principales localisations métropolitaines : pour près des 2/3 dans seulement 30 aires métropolitaines.

C’est en tout cas ce qui ressort d’une analyse empirique de la localisation du commandement de l’économie mondiale dominante, réalisée par christian Vandermotten sur la base de l’implantation des sièges sociaux des firmes du Top 500 et du Top 2000 en 1978, 2000 et 2014.

La première période 1978-2000 est caractérisée par la tertiarisation de l’économie dominante et l’affaiblissement des États-Unis au profit du Japon, avec une consolidation de la place de l’Europe. La seconde période 2000-2014 est moins caractérisée par un bouleversement sectoriel que par la montée en puissance de la Chine, couplée à la poursuite de l’affaiblissement des États-Unis mais cette fois aussi du Japon.

La position des quatre villes-mondiales classiques ne s’affaiblit au cours de la seconde sous-période que du seul fait de la conjonction du recul global américain et de celui de la part de New York dans les États-Unis. Pour le reste, Londres, Paris et Tokyo consolident leur suprématie dans leurs contextes continentaux et nationaux. Le poids de Beijing diminue en Chine, mais ce phénomène est lié à la montée en puissance de l’économie chinoise et à la généralisation de la privatisation de son économie, initiée au départ des grandes entreprises implantées dans la capitale.

Ainsi, on ne peut pas véritablement observer de déconcentration du commandement économique à l’échelle des grandes métropoles mondiales. Tout au plus peut-on parler dans certains pays de recompositions à l’intérieur des systèmes métropolitains : affirmation de San Francisco et de Seattle aux États-Unis aux dépens de la Megalopolis, de Mumbai en Inde, de São Paulo aux dépens de Rio de Janeiro au Brésil, ou de desserrement marqué de l’aire métropolitaine ultra-dominante, comme en Grande-Bretagne pour Londres ou en Corée du Sud pour Séoul.


Christian Vandermotten, « La localisation du commandement de l’économie dominante », Belgeo , 1 | 2016, mis en ligne le 20 février 2017, http://belgeo.revues.org/18654

Géographie de l’argent par Maelys Waiengnier, Nicola Dotti, Xavier May et Thomas Ermans

Les cafés géo permettent une rencontre informelle avec enseignants, chercheurs ou experts dans un café. On peut y poser librement des questions et aborder des sujets pas forcément académiques, autour d’une boisson, souvent fermentée.

L’automne signe le retour des Cafés Géo. L’équipe de la SRBG est ravie de vous fixer un nouveau rendez-vous au Beermania le 14 décembre 2017 pour un Café Géo consacré à la Géographie de l’argent. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la circulation de l’argent liquide, les voitures-salaire ou la restructuration du secteur bancaire en Belgique sans jamais oser le demander vous sera dévoilé par Nicola Dotti, Xavier May, Thomas Ermans et Maelys Waiengnier dans le cadre informel et chaleureux du Beermania.


Informations pratiques

Quand ? Jeudi 14 décembre 2017 de 19:30 à 21:00

Où ? Beermania, 174-176 chaussée de Wavre à Ixelles

L’accès aux Cafés géo de la Société Royale belge de Géographie est libre moyennant (au moins) une consommation. Vous pouvez cependant soutenir cette initiative en devenant membre de la Société.

Eugeo 2017: jobistes et volontaires pour un coup de main

EUGEO, l’Association des Sociétés de Géographie Européennes, organise tous les deux ans une importante rencontre scientifique internationale rassemblant les géographes européens. Cette année, c’est la SRBG (avec la KNAG et le CNFG) qui est à la manœuvre pour réussir cet évènement qui réunira près de 300 géographes au Palais des Académies les 4, 5 et 6 septembre. Pour nous aider, nous recherchons:

Des volontaires, prêts à accorder un peu de leur temps, en fonction de leurs compétences (du capital sympathie à l’expertise technique, tout est bon). Si vous voulez nous rejoindre dans cette grande aventure, n’hésitez pas à nous écrire (srbg@ulb.ac.be) et nous reprendrons contact de manière personnalisée.

Nous sommes aussi à la recherche d’étudiants-jobistes pour différentes tâches :

  • La semaine du 28 aout en journée: 1 à 2 jobistes, pour deux jours pour préparer les packs et badges du colloque
  • Dimanche 3 septembre en journée: 9 jobistes pour le montage des stands, de 10 à 16h
  • Dimanche 3 septembre en soirée : 4 jobistes pour le ice-breaking party, de 17 à 22h (accueil, gestion de la salle)
  • Lundi 4 septembre en journée: 9 jobistes de 8h à 18h (organisation des salles et accueil des participants)
  • Lundi 4 septembre en soirée: 3 jobistes de 18 à 21h pour le social event (accueil, gestion de la salle)
  • Mardi 5 septembre en journée: 9 jobistes de 8 à 18h (organisation des salles et accueil des participants)
  • Mardi 5 septembre en soirée : 3 jobistes de 18 à 21h pour le social event (accueil, gestion de la salle)
  • Mercredi 6 septembre en journée: 9 jobistes de 8 à 19h (organisation des salles et accueil des participants + rangement).

Idéalement, nous souhaitons engager les mêmes jobistes pour l’organisation du colloque en journée, du 3 au 6 septembre. Nous attendons des étudiants une bonne capacité d’organisation et des bases d’anglais sont nécessaires pour l’accueil des participants.

Les prestations des jobistes seront rémunérées. Les étudiant(e)s seront payé(e)s en fonction d’un décompte précis des heures prestées, d’éventuelles heures supplémentaires seront donc rémunérées.

Les étudiants intéressés sont priés d’envoyer un courriel directement à Mathieu Strale : mstrale@ulb.ac.be, qui s’occupera de l’engagement et de l’encadrement des jobistes.