Tous les articles par Benjamin Wayens

Plus de terra incognita pour les ONG. Fin mars, participez au Mapathon national !

Aidez-nous à améliorer l’aide humanitaire fournie par Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge.

En mars, plusieurs universités à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie ouvrent leurs portes pour une grande opération volontaire de cartographie collective. Soyez encore nombreux à nous rejoindre pour numériser des cartes. Cela facilitera le travail de terrain des ONG humanitaires dans des régions en crise.

L’année passée, plus de 70 000 (!) bâtiments et 277 km de routes ont été cartographiés ! Une aide précieuse dans la lutte contre les épidémies de méningite C et le paludisme.


Informations pratiques

Qui ? Tous ceux qui veulent, même sans connaissance de cartographie ou de SIG (famille et amis compris).  Il y aura une petite formation et c’est facile. Vous pouvez déjà lire le mode d’emploi ici.

Quand ? du 25 au 31 mars. Voir les moments précis par Université ici.

Où ? Dans l’université participante près de chez vous à Bruxelles, Gand, Louvain, Louvain-la-Neuve, Namur, Liège et Mons.

Géopolitique du monde russe avec Vladimir Kolossov

Les cafés géo permettent une rencontre informelle avec enseignants, chercheurs ou experts dans un café. On peut y poser librement des questions et aborder des sujets pas forcément académiques, autour d’une boisson, souvent fermentée.

Le lundi 29 avril, nous recevrons au café-géo Vladimir Kolossov pour nous entretenir de la géopolitique du monde russe.

La Russie a 16 pays voisins, plus que n’importe quel autre pays du monde, si l’on prend en considération les républiques non reconnues de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Nord qui se sont séparées de la Géorgie. Les frontières terrestres de la Russie s’étalent sur plus de 22 000 km. Il en résulte une extrême variété des régions frontalières selon les conditions naturelles, la composition ethnique de population, la situation économique, l’histoire et le caractère des relations bilatérales avec les voisins. Cela veut dire que la Russie est confrontée à plusieurs défis dont la combinaison varie d’une dyade des frontières à une autre – géopolitiques et institutionnels, démographiques et socio-économiques, environnementaux et discursifs (symboliques).

L’état russe doit notamment régler les problèmes spécifiques de l’enclave de Kaliningrad entourée par le territoire de l’Union européenne et du voisinage compliqué avec l’Ukraine, y compris deux autres régions sécessionnistes (les républiques de Donetsk et de Luhansk, gérer l’adaptation de la population et de l’économie de la Crimée au fonctionnement au sein de l’état russe et à l’émergence d’une nouvelle frontière de facto, etc.

Les sanctions des pays occidentaux contre la Russie provoquées par les événements en Ukraine et les contre-sanctions russes ont beaucoup entravé la coopération transfrontalière avec l’UE et contribuent à ce qu’on appelle en Russie « le tournant à l’est » – la volonté d’établir les relations plus proches avec les pays du bassin Pacifique et surtout son grand voisin, la Chine qui n’est pas pourtant un partenaire facile.

Vladimir Kolossov commencera par un bref panorama des études contemporaines des frontières, un domaine interdisciplinaire en plein développement et présentera une série des cartes et des photos prises des deux côtés de tout le périmètre des frontières terrestres russes. Il abordera ensuite les défis du voisinage russe à une époque de tension géopolitique.


Informations pratiques

Quand ? lundi 29 avril 2019 à partir de 19h

Où ? Beermania, 174-176 chaussée de Wavre à Ixelles

L’accès aux Cafés géo de la Société Royale belge de Géographie est libre moyennant (au moins) une consommation. Vous pouvez cependant soutenir cette initiative en devenant membre de la Société.

Un cadeau (plus) original pour les fêtes ?

Les fêtes de fin d’année approchent… Vous souhaitez offrir un cadeau original ?

Laissez-vous inspirer par notre collection de guides « Hommes et Paysages ». Ils décrivent de nombreuses idées d’itinéraires pour découvrir notre patrimoine différemment.

Sans sacrifier la rigueur scientifique, les guides Hommes et Paysages se veulent accessibles à un large public et à tous ceux qui souhaitent rencontrer notre patrimoine hors des sentiers battus… Une invitation à voyager au cœur de notre histoire et de nos paysages. Une petite attention qui fera le bonheur des amateurs de culture et de nature.

Pour être livré à temps, n’hésitez donc pas à consulter notre collection et à passez votre commande via notre webshop avant le 15 décembre.

Si vous êtes membres de la Société, ne manquez pas de nous le rappeler afin de bénéficier de votre réduction de 40%. Utilisez pour ce faire le champ « remarque » du formulaire de commande.

La géographie humaine dans les BA de géographie: la spécificité belge

Comment la géographie humaine est elle enseignée dans les trois premières années des cursus universitaires de géographie ? Voilà l’objet d’une analyse de Jean-Marie Halleux et Christophe Breuer basée sur une comparaison des programmes de bachelier en géographie au sein de six pays, dont la Belgique. Lire la suite La géographie humaine dans les BA de géographie: la spécificité belge

La Belgique : nouveaux regards sur un pays en forte mutation

En suivi du Festival international de la Géographie de Saint-Dié-des-Vosges (FIG) d’octobre 2016 qui avait la Belgique comme pays invité et, parallèlement, de la conférence EUGEO2017 des sociétés de géographie européennes se tenant à Bruxelles en septembre 2017, la revue Belgeo de consacre son numéro 2017/4 à la Belgique.

Ce numéro de Belgeo a d’autant plus d’intérêt que les écrits géographiques récents sur le pays sont rares. Or la Belgique a beaucoup changé à la faveur de différentes réformes institutionnelles et des mutations économiques et sociales qui ont frappé la plupart des pays européens. Son image à l’international est très floue et souvent confuse, d’autant plus que les médias ne retiennent souvent que des faits très partiels, voire même partiaux.

Ce numéro rassemble des regards originaux et pertinents sur le pays et sur sa capitale en privilégiant trois grandes thématiques : les mutations économiques, les changements induits par les déplacements des populations et Bruxelles comme pôle culturel et touristique.


Bernadette Mérenne-Schoumaker, « Editorial », Belgeo [En ligne], 4 | 2017, mis en ligne le 09 avril 2018, consulté le 12 mai 2018. URL : http://journals.openedition.org/belgeo/20878

Pas de terra incognita pour la vaccination. Participez au Mapathon national 2018 !

Vous souhaitez soutenir concrètement l’aide humanitaire ? Alors ce qui suit est pour vous !

Après le grand succès de l’événement l’année dernière, un nouveau Mapathon Missing Maps national se déroulera le samedi 24 mars 2018. En effet, l’an passé, nous étions plus de 350 pour cet événement, soit presque le double de la première édition (avec 200 participants) ! Nous sommes les seuls au monde à organiser un Mapathon à l’échelle nationale. Cet événement est organisé par le Comité national de géographie en collaboration avec OpenStreetMap Belgium.

Huit universités à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie ouvrent leurs portes pour une journée entière de cartographie collaborative. A Bruxelles et en Wallonie, il s’inscrit dans le cadre du Printemps des Sciences. Tout le monde est le bienvenu pour aider Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge à cartographier des régions en crise.

En effet, afin de faire face rapidement aux situations de crise et de fournir une aide efficace, les agences humanitaires ont besoin de cartes. C’est pourquoi Médecins Sans Frontières et la Croix- Rouge ont réuni leurs forces dès 2014 pour lancer le projet Missing Maps en collaboration avec la Fondation OpenStreetMap. Partout dans le monde, le projet recrute des volontaires, de plus en plus nombreux, pour cartographier des régions où les populations sont touchées par des risques naturels, des épidémies ou des conflits.

Cette année l’évènement portera sur le Nord-Ouest du Nigéria. Cette région fait face à des épidémies de Méningite C. Chaque année depuis 2008, dans sept des états du Nigéria, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes sont atteints. MSF soutient les autorités locales pour lutter contre l’épidémie en approvisionnant les structures de santé et en visitant les centres de santé. Lors de ces déplacements, MSF en profite pour détecter de nouveaux cas et former les populations à la reconnaissance des premiers symptômes de méningite C. Il est important d’agir jusque dans les zones les plus reculées. Or, MSF manque de cartes pour repérer les cases abritant les populations et s’y rendre en 4×4. C’est ainsi qu’une cartographie détaillée de ces territoires aiderait grandement à lutte contre l’épidémie de Méningite C dans le Nord-Ouest du Nigéria.

Dans le cadre de cet évènement, nous mettons à la disposition de chaque participant un ordinateur et une connexion Internet: c’est tout ce qu’il vous faut pour créer votre carte!


Informations pratiques

Qui ? Tous ceux qui veulent, même sans connaissance de cartographie ou de SIG (famille et amis compris).  Il y aura une petite formation et c’est facile.

Quand ? Le samedi 24 mars de 10 à 16h.

Où ? Dans l’université participante près de chez vous à Bruxelles, Gand, Louvain, Louvain-la-Neuve, Liège, Namur ou Mons. Sandwichs et boissons gratuites.

Comment ?  Merci de vous inscrire sur nationalmapathon2018.eventbrite.com

 

Une géographie sociale de l’enseignement

Le numéro 2017/2-3 de la revue Belgeo est consacré aux relations entre l’enseignement et les territoires. L’enseignement est considéré ici dans une acception large (fondamental, secondaire, supérieur, universitaire). Même si les considérations didactiques ne sont pas totalement absentes, sous la forme de quatre articles traitant de la géographie à l’école, la majorité des textes publiés traitent de la géographie de l’école, par l’étude des spatialités des systèmes éducatifs.

La question du lien entre ségrégation résidentielle et ségrégation scolaire est au cœur des investigations de 13 articles de ce numéro, avec des approches méthodologiques variées (analyses quantitatives, études de cas, approches sociologiques voire ethnographiques … mais aussi des témoignages aux touches parfois très personnelles) menées à des échelles diversifiées (du quartier au cadre national) et sur terrains hétéroclites en Europe et aux États-Unis. Cette diversité permet, dans le cadre d’une lecture transversale des contributions, de progressivement dégager une contextualisation des résultats qui permet de consolider les enseignements que l’on peut en tirer.

Ce numéro de Belgeo ciblait clairement plus une géographie de l’école (par l’étude des spatialités des systèmes éducatifs) que la géographie à l’école (par le biais de l’analyse de pratiques didactiques). Pourtant, les 4 articles présentant des investigations et démarches didactiques soulèvent aussi des questions qui dépassent largement le champ des savoirs scolaires et de la pédagogie, et qui ont dès lors une résonance plus institutionnelle.

Finalement, chaque article de ce numéro de Belgeo apporte son lot d’observations et d’analyses utiles pour mieux comprendre les liens entre enseignement et territoire. Mais la juxtaposition et la confrontation des contributions fait aussi que l’on en apprend plus dans ce numéro thématique sur le rapport à l’espace des systèmes scolaires que la somme des apports des articles pris individuellement. Par ailleurs, tous ces articles ou presque ont un point commun : une approche militante, engagée ou à tout le moins critique.

 


Benjamin Wayens, Pierre Marissal et Bernard Delvaux, « Editorial : Une géographie sociale de l’enseignement », Belgeo [En ligne], 2-3 | 2017, mis en ligne le 21 novembre 2017, consulté le 04 février 2018. URL : http://journals.openedition.org/belgeo/20378